De longue date, acteur incontournable en France et en Europe dans le domaine du froid industriel, sur tous ces aspects, Irstea a piloté le projet Frisbee de 2008 à 2014. Réunissant chercheurs et industriels, le projet visait à optimiser les technologies frigorifiques, tant du point de vue de la sécurité alimentaire que de la consommation énergétique et de l’impact environnemental. « Nous avons lancé le projet Frisbee (8 millions d’euros) avec 26 partenaires européens », raconte Graciela Alvarez, coordinatrice scientifique. Réunissant chercheurs et industriels, « c'est la première fois que toute la chaîne du froid alimentaire a pu être évaluée ainsi et dans différents contextes européens. »

Une base de données unique en Europe

Le projet a permis de réunir plus de 14 000 données pour 5 catégories de produits (fruit, viande, poisson, produits laitiers et légumes) : une étape essentielle qui renseigne sur la variabilité des données et garantit leur représentativité. Les informations recueillies concernent le profil de température, le temps de réfrigération, l’équipement, la saison… « Nous avons ensuite adapté des modèles énergétiques existants aux caractéristiques des équipements de réfrigération et à leur mode d’utilisation en Europe. L’objectif étant de pouvoir ensuite modéliser la chaîne du froid complète. » Ces travaux ont permis le développement d’un logiciel générique, Frisbee Tool, qui permet d’évaluer l’impact sanitaire, environnemental et énergétique du circuit du produit (variation de température, types de transports/meubles…). Le logiciel peut aussi intégrer les effets du changement climatique et en particulier la modification de la température ambiante.

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10 à 20 % d’économie d’énergie

Téléchargeable gratuitement, le logiciel a déjà servi à former plus d’une centaine d’industriels pour optimiser leurs pratiques et tester sur leurs produits différents scénarios (un changement de température, un temps de séjour réduit ou prolongé). « On estime que 10 à 20 % d’économies d’énergie sont possibles sans impact sur la sécurité alimentaire. » Plusieurs technologies innovantes de réfrigération ont ensuite été analysées. Les travaux se poursuivent au travers d’autres projets pour développer de nouvelles technologies (notamment de stockage d’énergie), réduire le gaspillage alimentaire et adapter la chaîne du froid aux nouveaux modes de consommation.

Partenariat : 26 partenaires (13 industriels, 11 établissements de recherche et 2 ONG)