En France, la plupart des digues et de nombreux barrages souffrent ou ont souffert d’un manque d’entretien, se traduisant par le développement d’une végétation abondante sur les remblais ou à leurs abords. Or, cette végétation non-maîtrisée entraîne des risques de détérioration (développement d’un chevelu racinaire puissant, prise au vent des arbres - arrachement) et impacte la sécurité des ouvrages : érosion interne et externe, surveillance visuelle rendue difficile ou encore dégradation des remblais par le creusement de terriers par desanimaux venus s’abriter.

Que faire alors ? Comment remettre à niveau ces ouvrages ? Quels types de végétation privilégier ? Enfin, quels travaux mettre en œuvre et pour quels coûts ? Des questions concrètes auxquelles ont tenté de répondre 2 chercheurs d’Irstea et un bureau d'étude dans un guide technique inédit.

Un guide technique à destination des gestionnaires

Il aura fallu 5 années de préparation pour que le guide technique Gestion de la végétation des ouvrages hydrauliques en remblai voit le jour : une synthèse de 20 ans d’études et de nombreux échanges avec des gestionnaires et administrations.

L’ouvrage s’appuie sur des recherches pluridisciplinaires (écologie, génie civil et hydraulique) et présente des méthodes opérationnelles pour permettre un diagnostic d’un ouvrage boisé ou embroussaillé, mais aussi élaborer un plan de gestion ou un programme de travaux de confortement. Un guide technique clair et facile d’emploi, des connaissances de base (types de végétation, vitesse de croissance des arbres et de leurs racines, réglementations, bases d’un plan de gestion de la végétation…) aux méthodes et outils disponibles (techniques d’entretiens, recommandations de gestion curatives des ouvrages, études de cas et solutions de traitement…).

Pour réaliser cet ouvrage référence, Michel Vennetier et Patrice Mériaux, chercheurs à Irstea, se sont associés à Caroline Zanetti, ancienne doctorante à Irstea qui a depuis fondé sa propre société de conseils en gestion de la végétation auprès des propriétaires d’ouvrages hydraulique.